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Style

Fashion Week 2026 : les 10 pièces vues qu'on va adorer porter cet automne-hiver

Par Sonia Amirat |  Le mercredi 23 septembre 2026

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À peine aperçues sur les podiums, certaines pièces ont déjà tout du futur classique. Sac sculptural, manteau à la coupe impeccable ou souliers iconiques : focus sur les pièces fortes des défilés que l’on rêve déjà de faire entrer dans son vestiaire.

Chaque saison, les défilés donnent le ton. Mais certaines pièces dépassent le podium et s’imposent déjà dans la vraie vie. Sacs, manteaux, souliers ou mailles précieuses : découvrez notre sélection de pièces de luxe repérées sur les défilés, pensées pour être portées longtemps.

Les boucles d'oreilles Lanvin Chain

Les boucles d’oreilles Lanvin Chain dorées racontent l’histoire de la Maison à travers l’un de ses codes les plus intimes : le ruban, signature chère à Jeanne Lanvin et symbole d’amour. Réinterprété en une cascade de fines mailles entrelacées, il devient ici une longue frange de laiton doré, souple et lumineuse, dont le mouvement accompagne celui du visage. Ce goût pour le bijou expressif s’inscrit dans une histoire ancienne : dès les années 1920, Jeanne Lanvin imaginait déjà des parures textiles et perlées comme de véritables prolongements de la silhouette.


La Lanvin Chain appartient à la collection Printemps-Été 2026 de Peter Copping, dévoilée à Paris le 30 septembre 2025. Une saison nourrie des archives de la Maison, de l’Art déco et surtout du travail du ruban, parfois tressé, noué ou laissé libre en franges. Dans ce contexte, ces boucles apparaissent comme un bijou-manifeste : un fragment d’héritage transformé en geste contemporain, spectaculaire par sa longueur mais d’une sophistication presque aérienne.

La robe Tank Gown Rick Owens

La Tank Gown de Rick Owens réunit les codes chers au créateur : radicalité, sensualité et minimalisme teinté de grunge. Tombant jusqu’au sol, cette robe se distingue par son profond décolleté rond, ses fines bretelles et son tissu fluide en soie mélangée, qui épouse le corps sans l’entraver.


Elle appartient à la saison printemps-été 2026 Temple, dévoilée à la Fashion Week de Paris en octobre 2025 au Palais de Tokyo. Rick Owens y poursuit son exploration des oppositions entre fragilité et puissance, transparence et obscurité, à travers des créations dépouillées à la dimension presque solennelle.


Tout son impact réside dans cette apparente simplicité. Le noir intense et la ligne longiligne lui donnent une présence immédiate. Associée à des sandales épurées, des plateformes ou une veste structurée, elle passe aisément d’un vestiaire minimaliste en journée à une interprétation plus théâtrale le soir.


RICK OWENS

Robe longue décolleté rond profond

1 000€

Le sac Mini Coil Flamenco Loewe

Le Mini Coil Flamenco de Loewe réinterprète l’un des sacs emblématiques de la maison dans une version aux accents couture. Réalisé dans un cuir de veau nappa particulièrement souple, il reprend la célèbre fermeture froncée du Flamenco, enrichie ici d’un volant oversize et de détails dorés en spirale inspirés des archives.


Cette déclinaison figure dans la saison printemps-été 2026, dévoilée à Paris en octobre 2025 à l’occasion du premier show de Jack McCollough et Lazaro Hernandez pour Loewe. Les créateurs y mettent à l’honneur des volumes sculpturaux, des matières travaillées avec précision et une nouvelle lecture des essentiels du quotidien.


Le Mini Coil Flamenco tire tout son caractère du dialogue entre la souplesse du cuir et des finitions presque joaillières. À la fois décontracté et travaillé, il ponctue une tenue d’un détail fort sans perdre la spontanéité propre aux accessoires Loewe.

LOEWE

Mini Coil Flamenco clutch en cuir de veau nappa

2 800€

Le manteau AMI Paris

Le manteau long en laine d’AMI Paris revisite les codes du chic parisien dans un esprit structuré mais jamais rigide. Sa coupe généreuse, son col à pointe et sa longueur marquée lui donnent une touche masculine, équilibrée par un tombé souple et enveloppant. Confectionné en laine vierge, il offre une interprétation contemporaine et épurée du tailoring.


Dans la lignée des propositions dévoilées par AMI à Paris, notamment pour l’automne-hiver 2025, il trouve naturellement sa place parmi les essentiels du vestiaire. Sur un costume, une robe fluide ou des pièces plus casual, il brouille avec naturel les frontières entre codes masculins et féminins.


Son principal atout réside dans sa polyvalence : suffisamment construit pour donner de la tenue, il reste assez sobre pour s’adapter à de nombreux registres. Porté avec un jean, une robe ou un ensemble tailleur, il structure immédiatement la tenue sans la surcharger.

La jupe Laren Isabel Marant

En soie rouge lumineuse, la jupe Laren d’Isabel Marant joue sur le mouvement avec sa taille froncée, sa coupe midi et ses volumes asymétriques. Aperçue dans l’univers automne-hiver 2026 de la maison, elle s’inscrit dans cette allure très Marant, entre sensualité nonchalante, esprit parisien et références aux années 1990.


Pour la porter, mieux vaut cultiver le contraste : avec une maille souple, un blouson en cuir ou une veste en denim et des bottines, son éclat se fait naturellement moderne. Le soir, un top noir épuré et des talons suffisent à la rendre plus sophistiquée, sans jamais perdre son allure effortless.

ISABEL MARANT

Jupe Laren froncée à la taille en soie

590€

Les escarpins Prada

Les escarpins à bride arrière en cuir brossé Prada donnent une nouvelle lecture d’un grand classique du vestiaire féminin. Bout effilé, lignes rigoureuses et talon géométrique inspiré du triangle de la maison composent une chaussure racée, presque architecturale. Utilisé par la griffe depuis les années 1990, le cuir brossé renforce encore la profondeur et l’éclat du modèle.


Ils s’inscrivent dans le vocabulaire développé par Miuccia Prada et Raf Simons sur les podiums milanais, où les conventions liées à la féminité sont régulièrement bousculées. Lors du show automne-hiver 2025 du 27 février 2025, ce type de chaussure venait notamment ponctuer des tenues volontairement brutes de détails plus précieux.


Traditionnels dans leur construction mais résolument actuels dans leur expression, ces escarpins possèdent ce supplément de caractère typiquement Prada. Avec un tailleur, une robe ou un jean, leur dessin précis suffit à dynamiser l’ensemble tout en rappelant l’esprit du podium.

Les lunettes de soleil Nova Lanvin

Avec leur monture angulaire mêlant acétate et métal, les lunettes de soleil Nova adoptent une esthétique futuriste tout en restant faciles à porter. Elles traduisent le raffinement Lanvin dans un langage très contemporain. Une découpe latérale au niveau du verre vient accentuer leur géométrie et renforcer leur aspect sculptural.


Présentes dans la saison été 2026, elles prolongent à leur façon l’héritage d’une maison fondée par Jeanne Lanvin en 1889, où le dessin, l’ornement et le soin du détail occupent depuis toujours une place essentielle. Bien plus qu’un simple accessoire, les Nova font dialoguer références couture et modernité dans une paire capable d’imprimer instantanément son identité à une tenue.

La veste en cuir Drôle de Monsieur

Chez Drôle de Monsieur, la chemise en cuir s’éloigne du blouson traditionnel pour adopter une approche plus mode. Confectionnée en cuir d’agneau noir, la surchemise D Mirror reprend les éléments d’une chemise classique — col net, boutonnage et poche poitrine — dans une coupe droite et décontractée qui modernise l’ensemble.


Elle fait ses débuts sur le podium de la Fashion Week Homme de Paris le 22 janvier 2026, au sein de la ligne automne-hiver 2026 SIN CITY. Inspiré par Las Vegas, son faste et ses multiples contrastes, le show fait se rencontrer tailoring raffiné et références urbaines.


Ouverte sur un t-shirt blanc et un jean ample, elle adopte un registre plus casual. Fermée avec un pantalon en laine et des mocassins, elle devient plus habillée. Dans les deux cas, inutile d’en faire davantage : la richesse du cuir suffit à imposer le ton.

DROLE DE MONSIEUR

Chemise en cuir

1 400€

Le trench en laine AMI Paris

Chez AMI Paris, le trench délaisse la traditionnelle gabardine au profit d’une matière plus douce et enveloppante. Réalisé en laine vierge carbone, ce modèle unisexe conserve les attributs emblématiques du genre — double boutonnage, pattes d’épaule et poignets ajustables — tout en adoptant un volume ample qui renouvelle ses proportions.


Répertorié parmi les pièces de podium de l’automne-hiver 2026-2027, il est dévoilé à Paris lors du show AMI du 21 janvier 2026. Alexandre Mattiussi y célèbre les quinze ans de la marque à travers un vestiaire conçu pour être librement combiné, reflet d’un chic parisien vivant, accessible et sans rigidité.


Sa longueur et ses volumes invitent aux contrastes. Sur un costume accompagné d’une maille fine, il compose une tenue soignée ; avec un jean ample, un sweat et des sneakers, il se fait plus quotidien. Porté ouvert, presque nonchalamment, il révèle pleinement son potentiel : celui d’un classique familier auquel la laine et le gris profond donnent une nouvelle densité.

Les mocassins Prada

Chez Prada, le mocassin traditionnel se fait plus léger. Confectionnée en cuir brossé noir, cette paire se distingue par une ligne nette, une bride discrètement siglée et une semelle en cuir complétée de crêpe. Une réalisation maîtrisée, où la retenue du dessin met en valeur la précision de chaque détail.


Le modèle apparaît dans la proposition homme printemps-été 2026 imaginée par Miuccia Prada et Raf Simons, dévoilée à Milan le 22 juin 2025 au Deposito de la Fondazione Prada. Le vestiaire y privilégie des lignes épurées et revisite les grands classiques masculins avec davantage de souplesse.


Associés à un pantalon ample et une chemise fluide, ces mocassins accentuent une tenue habillée sans la rendre trop formelle. Avec un jean droit et un t-shirt, ils se prêtent au contraire à une interprétation plus décontractée. Une dualité très Prada, entre précision vestimentaire et liberté de mouvement.

Des podiums à la rue, certaines pièces s’imposent déjà comme les incontournables de la saison. Inspirées des défilés, elles vont au-delà des tendances et ont tout pour devenir de nouveaux classiques.